MARIE-CLAIRE SAINDON

musiques chorales, instrumentales, traditionnelles, et multimédias

THE GIRL WITH THE NUMBERS

La fille aux chiffres

TITRE: The Girl With The Numbers 

INSTRUMENTATION: SSA+divisi a cappella

DURÉE: 3m45s

$/COPIE: $2.00 CAD (+tx où applicable)

ÉCHANTILLON: cliquez ici

TEXTE

Can a Black student

take part
as a scholar, a classmate

can “separate but equal” finally unite?
Why not?

 

I am no better than anyone, but no one is better than me.

 

Can a woman
pioneer
as an expert, a master

can a “computer in skirts”

change the script?
Why not?

 

I am no better than anyone, but no one is better than me.

 

Can a Black woman
challenge
as a colleague, an equal
can the “girl with the numbers” balance the question
and reach for the moon?
Why not?

 

I am no better than anyone, but no one is better than me.

Traduction de courtoisie:

 

Un étudiant Noir

peut-il participer

en tant qu'universitaire et camarade de classe ?

« Séparés mais égaux », peuvent-ils enfin s'unir ?
Pourquoi pas?

Je ne suis pas meilleur que quiconque, mais personne n'est meilleur que moi.

Une femme peut-elle être

une pionnière en tant qu'experte et maître ?

un « ordinateur en jupes » peut-il changer le scénario (le « script informatique ») ?
Pourquoi pas?

Je ne suis pas meilleur que quiconque, mais personne n'est meilleur que moi.

Une femme Noire peut-elle contester en tant que collègue égale aux autres ?

 La « fille aux chiffres » peut-elle équilibrer le problème

et atteindre la lune ?
Pourquoi pas?

Je ne suis pas meilleur que quiconque, mais personne n'est meilleur que moi.

NOTES DE PROGRAMME

 

« Amenez-moi la fille. » Le 20 février 1962, John Glenn fut le premier Américain à voyager dans l'espace et à orbiter autour de la Terre. Le succès de Friendship 7 dépendait fortement de l'exactitude des calculs de la trajectoire de la fusée. Quelques jours avant la mission, Glenn a confié sa vie à une seule personne pour confirmer, à la mitaine, les calculs générés par un ordinateur IBM : Katherine Johnson, mathématicienne de 44 ans ; fille, sœur, veuve, épouse, mère de trois enfants, amie, enseignante, membre active de la communauté, choriste ; la première femme – et femme afro-américaine – à rejoindre la division de recherche sur les vols spatiaux de la NASA au Memorial Aeronautical Laboratory de Langley en tant que mathématicienne de recherche; la première femme afro-américaine qui faisait partie du Space Task Group pour les premières multiples missions américaines dans l'espace. Ordinateur humain. « La fille aux chiffres ».

Née en 1918, en Virginie de l'ouest, Katherine Johnson a vécu à une époque et dans un lieu où les normes sociales se faisaient remettre en question à la fois pour les femmes et les citoyens Noirs. N'ayant pas plus qu'une éducation supérieure à la 6e année, le père de Johnson l'a armée de nombreux outils. La leçon suivante la propulserait au-delà de nombreux défis : « Tu n'est pas meilleur que quiconque, mais personne n'est meilleur que toi. » Johnson s'est donc armée de courage et posa de nombreuses questions que certains n'auraient peut-être pas osé poser à la fois en tant que femme et en tant qu'afro-américain. L'une de ses questions préférées était « Pourquoi pas ? » : pourquoi ne pourrait-elle pas intégrer l'Université entièrement blanche de West Virginia alors que la justification de la loi de ségrégation Jim Crow, « séparés mais égaux », ne pouvait plus tenir ? Pourquoi ne pourrait-elle pas mener une réflexion créative et théorique en tant que femme au lieu de se voir attribuer le rôle d'« ordinateur humain », qui était le rôle qu'une femme mathématicienne pouvait tenir à la NASA (d'où le surnom « d'ordinateurs en jupes ») ? Pourquoi ne pourrait-elle pas, en tant que femme Noire, participer à des réunions exclusivement masculines liées à ses propres recherches ? contribuer à l'un des premiers manuels américains sur la technologie spatiale ? écrire plusieurs documents de recherche ...? À chaque virage, Johnson s'est ceint de sa leçon de son père qu'elle léguera ensuite à ses élèves : « Je ne suis pas meilleur que quiconque, mais personne n'est meilleur que moi.  »

« J'aimais les chiffres et les chiffres m'aimaient. Ils me suivaient partout. Peu importe ce que je faisais, je trouvais toujours quelque chose à compter [...] ». En fin de compte, Johnson a pu vivre son rêve en tant que mathématicienne de recherche. Cette pièce chorale est ma réaction à la lecture de son autobiographie pour jeunes adultes, « Reaching For The Moon ». Que son histoire continue d'inspirer les femmes et les hommes, jeunes et moins jeunes.